Ensemble pour une agriculture qui préserve notre avenir

Rapport annuel

Éditorial

Une année pas comme les autres

Il y a un an, je vous parlais de la tâche ardue qui consistait à maîtriser l’impact de la pandémie. En effet, les confinements décrétés dans le monde entier mettent aussi Action de Carême aux prises avec mille difficultés : comment garder le contact avec nos partenaires au Sud ? Comment poursuivre nos projets ? La faim et la pauvreté vont-elles s’aggraver ? Comment animer le carême en Suisse ? 

Nous en sommes désormais à la troisième vague d’infection. Si l’inquiétude persiste, elle se mâtine cependant d’une certaine fierté : en dépit de toutes les restrictions qui ont fait de 2020 l’une des années les plus éprouvantes de l’histoire d’Action de Carême, nous avons réussi la gageure de mener à bon port 90 % de nos projets de par le monde. Le peuple a accepté l’initiative pour des multinationales responsables, que nous avons soutenue énergiquement. Notre campagne œcuménique a beaucoup attiré l’attention, en dépit des restrictions dues à la crise sanitaire, un succès à mettre notamment sur le compte de la distribution des roses dans les hôpitaux et les EMS, grâce à laquelle la perception de nos mesures de campagne et de communication a dépassé 40 % en Suisse.   Plus de 50 000 personnes soutiennent désormais notre mission, dont 10 000 nous ont pour la première fois versé directement un don. Avec la DDC, nous avons conclu un nouveau contrat de collaboration nous permettant d’œuvrer à la sécurité alimentaire dans 14 pays. Et une dernière raison de nous réjouir : à quelques navrantes exceptions près, tous nos collaborateurs et collaboratrices, en Suisse et dans le monde, ont traversé la pandémie de Covid-19 sans dommage.

Action de Carême et ses partenaires au Sud ont donc le vent en poupe pour voguer sur les flots de 2021, une année à marquer d’une pierre blanche, puisque nous célébrerons 60 ans de coopération au développement et de sensibilisation. Pendant ces décennies trépidantes, nous avons défendu sans relâche la cause des plus démunis dans l’Église et dans la société. C’est sur cette lancée que nous entendons continuer.

Cordialement,
Bernd Nilles, directeur d’Action de Carême

Impact mondial 2020

Action de Carême crée une communauté de plus de six millions de personnes dans le monde entier. La solidarité, l’engagement contre les injustices structurelles et la collaboration fondée sur le partenariat avec des organisations au Sud permettent d’atténuer la détresse. Vecteurs de sensibilisation, nos programmes internationaux relaient la voix des personnes opprimées à l’échelon tant national qu’international et auprès des responsables politiques. 

Grâce à ses activités dans ses 14 pays d’intervention et à ses trois programmes internationaux (PI), Action de Carême a touché directement environ 633 000 personnes en 2020, dont 57 % de femmes. Pas moins de 352 000 personnes ont bénéficié des mesures adoptées pour atténuer l’impact de la pandémie de Covid-19 et quelque 603 000 ont eu accès à une alimentation plus saine et plus abondante. Nos activités ont permis à 2,8 millions de personnes d’améliorer indirectement leurs conditions de vie. Si l’on tient compte des plus de 3,5 millions de personnes atteintes par les actions de sensibilisation et les campagnes menées en Suisse, ce sont au total 6,3 millions de personnes qui ont été touchées. Tandis que notre action en Suisse a pour but de susciter une transformation sur le plan individuel, sociétal, économique et politique, les activités des programmes pays sont axées quant à elles sur la garantie de l’accès à l’alimentation, sur la défense des droits fondamentaux et sur l’amélioration du contexte local et global qui favorise ces causes. 

En 2020, nous avons réalisé 331 projets en collaboration avec des réseaux paysans, des groupes de solidarité, des institutions ecclésiales et d’autres organisations de la société civile. Dans tous les cas, nous visons à garantir l’accès des bénéficiaires à une alimentation saine et abondante et à réduire leur risque d’appauvrissement. Les confinements imposés n’ont pas empêché la grande majorité des bénéficiaires d’avoir accès à des semences, à de la nourriture et à des aides d’urgence. 

Action de Carême a continué à sanctionner avec rigueur les signalements d’actes de corruption, d’abus et de harcèlement sexuel dans ses projets, signalements dont le nombre est resté stable. Il n’en reste pas moins que les restrictions de la liberté de mouvement et de rassemblement ont empêché en partie les contacts personnels avec les organisations partenaires et les groupes cibles. La publication d’un formulaire anonyme en cinq langues disponible sur Internet a rendu plus facile le signalement d’actes abusifs.
Le rapport de conformité (pdf)

Amérique latine

Brésil

Au Brésil, le gouvernement Bolsonaro a continué à saper les institutions publiques et à démanteler systématiquement l’organisme de protection de l’environnement et des indigènes. De la sorte, le déboisement illégal a fortement progressé, repoussant toujours plus loin communautés locales et peuples indigènes. Le déboisement de l’Amazonie est doublement inquiétant : il augmente les émissions et diminue les capacités d’absorption. La Covid-19 est un risque supplémentaire pour la santé des communautés légales. En outre, les restrictions liées à la pandémie ont empêché la réalisation d’actions de résistance et de pression contre les activités illégales menées sur territoire indigène. Comme prévu, Action de Carême a mis un terme au programme Brésil. Le financement de la plupart de nos partenaires est garanti grâce à notre réseau et aux efforts que nous avons consentis pour les mettre en contact avec d’autres organisations. Certains d’entre eux continuent à collaborer avec notre organisation dans le cadre des PI.
Programme national


Guatemala

En fonction depuis le mois de janvier, le président Alejandro Giammattei n’a pas réussi à former un gouvernement stable et sa popularité a chuté de 80 à 25 % en fin d’année. Le système de santé néolibéral n’a pas résisté à l’impact de la pandémie de Covid-19 et a été incapable de garantir la fourniture de soins dans l’ensemble du pays. Les communautés ont cependant rapidement fait face aux difficultés liées à la crise sanitaire. Les marchés étant fermés, elles ont échangé en leur sein les fruits et légumes qu’elles cultivent, ce qui leur a permis malgré tout de se nourrir et d’obtenir des revenus. Dans son axe « Droit à l’alimentation », le programme Guatemala est venu en aide directement à 5072 femmes et 5280 hommes, ainsi que, indirectement, à 83 676 femmes et 87 092 hommes. Il a en outre collaboré avec 43 réseaux. Durant l’année, 880 nouvelles familles se sont converties à l’agroécologie, 915 ont engrangé une récolte suffisante pour faire deux repas par jour à base de légumes agroécologiques et 1186 ont obtenu un revenu supplémentaire.
Programme national

« Le Parlement a adopté un train de mesures d’urgence, mais il est permis de douter qu’elles profitent aux personnes qui en ont vraiment besoin. Tout laisse penser qu’une proportion considérable des fonds alloués pour lutter contre la crise finiront dans les poches de certaines personnes... »
La coordinatrice du programme Guatemala, Inés Pérez, au début de la pandémie.

Inés Pérez

Inés Pérez


Haïti

Les élections parlementaires ayant été ajournées l’année précédente, le président Jovenel Moïse a dissous les deux chambres en janvier 2020 et gouverne depuis lors à coups de décrets. Aucune enquête n’est menée sur le scandale de corruption de Petrocaribe, qui a notamment éclaboussé le président. Haïti fait partie des dix pays les plus corrompus au monde (18 points au CPI, ce qui le place au 170e rang sur 180 pays). La population descend régulièrement dans la rue, mais la police la réprime à l’aide de gaz lacrymogènes et parfois de munitions réelles. Haïti dérive vers un régime autoritaire (4,22 sur l’indice de la démocratie de l’Economist). La pandémie de Covid 19, qui a atteint le pays en mars, a fléchi dès l’été, après une forte progression. Selon les chiffres officiels, seuls 10 000 cas ont été répertoriés jusqu’à la fin 2020. Réagissant immédiatement à la flambée de cas, nos partenaires se sont mis en quatre pour sensibiliser la population et prévenir la propagation de la pandémie. En dépit des conditions défavorables, 7443 personnes ont amélioré leur situation.
Programme national


Colombie

L’année 2020 a été marquée par la pandémie, qui a mis à nu la vulnérabilité de la société colombienne, avec 50 % des actifs et actives travaillant dans l’économie informelle. Le confinement a aggravé la pauvreté, le chômage et les inégalités et attisé la violence à l’égard des femmes et des enfants. Dans nos projets, 1400 hommes et 1850 femmes ont approfondi leurs connaissances en agriculture durable et les ont appliquées sur leurs parcelles. Pas moins de 1060 familles ont récolté des aliments sains en quantité suffisante. Un tiers de celles-ci ont appliqué de nombreuses techniques agroécologiques et réalisé elles-mêmes des essais pour savoir lesquelles conviennent le mieux à leurs parcelles. Actuellement, 72 hectares sont cultivés exclusivement à l’aide de ces techniques. En dépit des circonstances difficiles, 1440 familles ont amélioré leur situation économique.
Programme national

« Le coronavirus effraie les personnes et nous nous sentons obligés d’encourager la solidarité des familles et de la communauté. Nous avons aussi à cœur de renforcer les capacités des familles paysannes, indispensables à la préservation de la vie, étant donné qu’elles partagent leur production avec leurs voisin·e·s et vendent leurs excédents au village. »
Iván Gómez, Catalina Ramírez et Mary Jaimes, de la Vicaría del Sur, fin avril.

Suisse

Forte du soutien de l’Office fédéral de l’environnement, de certains cantons et communes ainsi que des Églises, Action de Carême a poursuivi le développement des « Conversations carbone ». Elle est active à l’échelon national et international, dans le cadre du PI, dans la question climatique, puisqu’elle siège aux comités des alliances climatiques suisses et européennes.
Programme national

Asie

Népal

Peu de pays ont été autant touchés par la pandémie de Covid-19 que le Népal, y compris à l’extérieur de ses frontières. En effet, le confinement décrété en Inde a contraint de très nombreux migrant·e·s népalais à marcher pendant des jours ou des semaines, avant de se retrouver bloqués aux frontières, affamés et désespérés, ce qui a provoqué des scènes dramatiques. Sur toute l’année, le pays a enregistré plus de 260 000 infections et près de 2000 décès, des statistiques qui ne sont pas des plus fiables. La pandémie a frappé en particulier la plaine du Teraï et les zones urbaines, dans lesquelles le virus s’est propagé très rapidement. La campagne a été littéralement submergée par des personnes rentrant des villes et de l’étranger, dont certaines ont apporté le virus. Nos partenaires ont réagi chacun à sa façon à la pandémie : si Aawaaj a dispensé une assistance psychologique aux victimes de violence domestique, d’autres ont œuvré pour que les groupes les plus vulnérables aient accès aux prestations d’aide. Les sept confinements qu’a vécus le pays n’ont pas empêché la mise en culture de 1000 nouveaux jardins potagers. 
Programme national


Laos

Même si le Laos n’a enregistré officiellement que 43 cas de Covid-19, la fermeture des frontières nationales et provinciales a frappé de plein fouet les personnes les plus démunies qui vivent de l’agriculture, car elles n’ont pas pu vendre leur production aux commerçants vietnamiens et chinois. Les prix se sont alors effondrés sur les marchés locaux, ce qui a réduit leurs revenus. Les enfants et les femmes sont toujours les premières victimes de la malnutrition et de la sous-alimentation. Les activités du programme ont atteint 32 570 personnes, dont 50,4 % de femmes. La sécheresse persistante s’est traduite par un accroissement du nombre des familles souffrant d’insécurité alimentaire. En raison des conditions climatiques, la priorité du programme Laos a été axée sur la culture de produits forestiers et sur l’agriculture climato-résistante. La volaille souffre aussi des changements climatiques prononcés : la propagation des maladies a privé des familles de leurs moyens de subsistance. Face à ces épreuves supplémentaires, les bénéficiaires accordent de plus en plus de valeur à la gestion durable des ressources naturelles.
Programme national


Philippines

En 2020, l’Église catholique s’est érigée en défenseur des droits humains, notamment ceux des pauvres et des exclus. L’étau qui se resserre autour des droits de la société civile et les dangers naturels qui se font toujours plus menaçants comptent parmi les problèmes majeurs du pays. À la fin novembre, des typhons ont dévasté deux régions dans lesquelles nous réalisons des projets (à Samar et Luzon). Action de Carême a lancé un programme d’aide d’urgence pour atténuer la détresse des victimes. Les activités réalisées dans l’axe prioritaire « Droit à l’alimentation » ont atteint 47 000 personnes (25 700 femmes et 21 300 femmes) en dépit de la pandémie, de sorte que le nombre de bénéficiaires directs a augmenté de 4 600. Environ 420 familles ont accru leurs revenus en transformant et en vendant des produits agricoles, tandis que 35 villages ont formulé et mis en œuvre des plans de réduction des risques de catastrophe. En tout, 96 000 personnes ont tiré bénéfice des activités du programme.
Programme national

« Dans leur désespoir, certaines personnes se disent : « Je préfère mourir du virus plutôt que de voir mes enfants avoir faim. » Chaque jour, nous entendons dire que le nombre d’infections et de décès augmente. Nous n’avons aucune façon de savoir quel est le nombre réel de personnes infectées, faute de tests et de centres de dépistage. Il faut plus de deux semaines avant de recevoir le résultat du test. Parfois, le patient meurt avant de le savoir. »
Mgr Pablo Virgilio David

Mgr Pablo Virgilio David

Mgr Pablo Virgilio David


Inde

Le confinement rigoureux imposé de mars à septembre a privé de leur emploi 200 millions de travailleurs·euses migrant·e·s qui, contraints de rentrer dans leur village, ont propagé le coronavirus. L’étau qui se resserre autour de la société civile est particulièrement inquiétant. Les médias, les organisations et l’opposition sont toujours plus muselés par des accusations arbitraires de sédition. La pandémie a empêché les rencontres des réseaux régionaux de groupes de solidarité. La réduction du périmètre d’intervention à cinq à dix villages s’est traduite par l’intensification des activités communes, ce qui a abouti à la création de 218 organisations de femmes et de 354 organisations d’hommes. En raison des restrictions liées à la pandémie, le programme Inde a fait de nécessité vertu et adopté une approche en minigroupes, dont le potentiel continuera à être exploité après la pandémie : elle permet en effet de mieux comprendre les différentes régions et leur situation, ce qui est favorable au développement de chaque communauté.
Programme national

Afrique

Burkina Faso

En raison de la flambée de Covid-19 en mars, le gouvernement a décrété la fermeture des frontières, des écoles et des marchés et imposé un confinement. En outre, des villes et des villages ont été mis en quarantaine entre les mois d’avril et de juin, ce qui a paralysé le commerce local. Jusqu’au 31 décembre, le Burkina Faso a enregistré 84 décès et 6600 cas confirmés de Covid-19, alors que débutait une deuxième vague d’infections. Durant cette année très éprouvante, 6000 personnes ont appris de nouvelles techniques peu gourmandes en eau qui ménagent le sol et requièrent moins d’engrais chimiques. Les diverses techniques appliquées ont permis de réduire d’environ 42 jours la soudure qui dure habituellement trois mois.
Programme national


République démocratique du Congo

Jusqu’ici, la pandémie de Covid-19 a fait relativement peu de victimes, le pays ayant enregistré 18 500 infections et 599 décès. Le gouvernement a ordonné des mesures strictes pour contenir la pandémie. Dans les zones urbaines et péri-urbaines, la population a souffert de la faim en raison de l’interdiction de sortir et de se rassembler. Le gouvernement a autorisé la pratique de l’agriculture durant toute la pandémie, de sorte que les prix à la consommation n’ont guère augmenté. Il est cependant à craindre que la fermeture des écoles ait à terme un impact négatif sur le niveau d’éducation et que les filles soient contraintes de se marier et d’avoir des enfants encore plus précocement (source : PNUD). Les projets en lien avec le droit à l’alimentation ont amélioré la sécurité alimentaire de 13 082 personnes. Le pécule mis de côté par les groupes d’épargne a atteint environ 80 000 dollars, une somme à la disposition des membres, qui peuvent demander des prêts sans intérêt pour des dépenses d’éducation, de santé et d’alimentation.
Programme national


Kenya

La longue période de sécheresse suivie de pluies torrentielles de mars à août a favorisé la dissémination des criquets, qui ont détruit une grande partie des récoltes dans le nord et l’est du Kenya. La rigueur des conditions climatiques a donné encore plus d’importance à l’épargne collective. Des 352 groupes de solidarité, 99 % ont continué à se rencontrer régulièrement en dépit de la pandémie et 137 d’entre eux, soit 61 de plus que lors de l’année précédente, ont pu mettre de l’argent de côté. De tous ces groupes, 69 ont déjà suffisamment épargné pour distribuer des prêts sans intérêt à leurs membres. 

Pour surmonter la triple crise (inondations, invasions de criquets et pandémie), nos partenaires ont installé des éviers munis de robinets dans des lieux publics, formé des animateurs·trices en agroécologie et distribué des semences et des plantons. Cette activité a profité à 4360 personnes en tout et le programme a atteint directement 16 452 personnes.
Programme national

« L’approche des groupes de solidarité appliquée au Kenya peut être une solution pour remédier à l’interruption des chaînes d’approvisionnement, car les membres peuvent s’échanger des produits. Nous veillerons à ce que les bénéficiaires gardent un esprit de solidarité et cultivent des potagers bio-intensifs. »
Stellamaris Mulaeh, la coordinatrice du programme, durant la première vague.

Stellamaris Mulaeh

Stellamaris Mulaeh


Madagascar

À Madagascar, la pandémie de Covid-19 s’est soldée par 17 633 infections et 260 décès. Des mesures de confinement ont été ordonnées de mars à septembre dans diverses régions, coupées les unes des autres. Le gouvernement a aussi interdit les rassemblements de plus de 50 personnes. Ces restrictions ont fortement restreint l’accompagnement dispensé par les coordinateurs et coordinatrices à nos partenaires. Avec la hausse des prix des aliments de base, la situation alimentaire du pays est qualifiée de très alarmante. Environ 30 % de la population souffre ainsi d’une grave insécurité alimentaire. La situation est particulièrement pénible dans le sud du pays, frappé depuis trois ans par la sécheresse.

En un an, le pourcentage de femmes occupant des postes dirigeants est passé de 10 à 62 % dans les 11 393 groupes d’épargne, qui comptent 182 009 membres. En dépit de la pandémie, nous avons pu dispenser aux membres de ces groupes des conseils en agroécologie et contribuer une fois de plus à l’amélioration de leur sécurité alimentaire. De même, la proportion de bénéficiaires ayant suffisamment à manger toute l’année est passée de 6,3 à 10,8 %.
Programme national


Sénégal

Les groupes de solidarité ont résisté à l’impact de la crise sanitaire. Leur encaisse a ainsi augmenté de 12 % et les réserves de céréales se sont elles aussi accrues. Les champs communautaires ont produit une bonne récolte de 779 tonnes de céréales, dont 127 garnissent les greniers communautaires. Un fonds Covid-19 a été créé pour couvrir les dépenses supplémentaires occasionnées par l’achat de savons, de désinfectants et de masques. C’est le RENOLSE (Réseau national des organisations de lutte contre la soudure et l’endettement) qui a géré le fonds et distribué l’argent aux calebasses.
Programme national


Afrique du Sud

L’Afrique du Sud a l’un des taux d’infection de Covid-19 le plus élevé du monde. Le gouvernement a décrété le confinement le plus rigoureux au monde et fermé tous les marchés, ce qui a provoqué une flambée de la faim et de l’insécurité alimentaire. La pandémie met à nu et aggrave les inégalités socio-économiques. Bien organisée, la société civile exige notamment la refonte du système d’alimentation sud-africain pour l’aligner sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans. Le mouvement agroécologiste mise sur des activités de pression à la base pour faire avancer la cause de l’agroécologie et lutter contre l’agrobusiness, notamment parce que le gouvernement modifie les lois sur les semences en faveur des grands semenciers. En Afrique du Sud, qui est un acteur majeur du continent africain, des organisations puissantes aborderont dans les programmes internationaux des questions en lien avec les droits humains, les matières premières et les semences, après la clôture du programme Afrique du Sud en 2020.
Programme national


Programmes internationaux

Les trois programmes internationaux (PI) d’Action de Carême relaient la voix des laissés pour compte à l’échelon international et accroissent de la sorte l’impact des programmes pays. 

Énergie et justice climatique

La notion de « justice climatique » passe aussi par l’application des principes de la durabilité sociale à la production d’énergie. Au Brésil et en Colombie, des partenaires d’Action de Carême ont étudié l’environnement politique encadrant les énergies renouvelables. En 2020, le programme Énergie et justice climatique a collaboré directement avec cinq partenaires au Brésil et trois en Colombie et indirectement, à travers le programme de ce second pays, avec trois autres organisations. 

Au Brésil et en Colombie, les partenaires du programme ont réalisé des études des contributions déterminées au niveau national, afin de définir l’environnement politique encadrant les énergies renouvelables, et effectué une présentation virtuelle avec des représentant·e·s indigènes dans le cadre de la coalition COP26. Durant cette manifestation à l’organisation impeccable et suivie par 100 participant·e·s, des indigènes ont exprimé leurs craintes de voir les projets de centrales hydrauliques détruire des écosystèmes et les chasser de leurs terres.

En Suisse, le programme a fourni des informations ad hoc qui se sont traduites par la formulation de politiques plus ambitieuses dans le cadre de la loi suisse sur le CO2

En Colombie, REPIC a lancé un nouveau projet de génération d’énergie – cofinancé par notre partenaire local – dans les zones rurales de Tolima pour alimenter en énergie durable un millier de personnes, appartenant dans leur majorité à la communauté indigène pijao. 

 C'est le terme du GIEC, mais je trouve qu'il n'est pas du tout courant et que le lecteur ne saura pas de quoi on parle. L'ONU en donne la définition suivante: les efforts déployés par chaque pays pour réduire ses émissions nationales et s'adapter aux effets du changement climatique. On pourrait par exemple dire "des études des efforts réalisés par les pays".

Justice alimentaire

Dans ce programme, nous accordons la priorité à la mise en œuvre de la Déclaration sur les droits des paysans en Suisse et dans les pays du Sud, donnant un élan supplémentaire à l’approche fondée sur les droits humains. La coalition « Friends of the Declaration », dont fait partie Action de Carême, a présenté aux autorités suisses (DDC, Office fédéral de l’agriculture, Division Sécurité humaine du DFAE et Institut fédéral de la propriété intellectuelle) ainsi qu’aux médias son étude de 2020 sur la cohérence entre la politique extérieure suisse et les principes de la Déclaration. Cette présentation a suscité des réactions positives et l’étude a été citée à plusieurs reprises par humanrights.ch. Nous avons par ailleurs, lors d’échanges, motivé nos partenaires au Guatemala, aux Philippines et en Afrique du Sud à s’engager à l’échelon local pour l’application de la déclaration. La pandémie de Covid-19 a néanmoins donné un coup de frein aux démarches politiques engagées dans nos pays partenaires par des mouvements paysans.

Matières premières et droits humains

Dans de nombreux pays, l’extraction de matières premières s’accompagne d’actes de violence et d’atteintes aux droits humains. Ce PI, qui s’applique en Afrique du Sud, en Colombie et au Brésil, a axé ses activités en 2020 autour de l’initiative pour des multinationales responsables. Nous avons aussi publié, en collaboration avec Pain pour le prochain et l’ATE, une étude sur les batteries destinées à la mobilité électrique, qui a été relayée par plusieurs médias nationaux et locaux. Intitulé « Les batteries – L’élément crucial de la mobilité électrique », ce rapport a attiré l’attention sur les problèmes liés au tournant énergétique.

Rétrospective de 2020

Le Covid-19 a bouleversé la campagne

La campagne œcuménique « Ensemble pour une agriculture qui préserve notre avenir » avait démarré sous les meilleurs auspices, mais tout a été chamboulé du jour au lendemain.

Mi-mars 2020, peu de temps après le lancement de la campagne œcuménique fin février, la pandémie du coronavirus a paralysé la vie publique en Suisse, de sorte que nous avons dû annuler la plupart des soupes de carême, services religieux et tables rondes prévus. La vente des roses dans la rue, qui marque le début du printemps, est elle aussi passée à la trappe, privant d’un trait Action de Carêmeet Pain pour le prochain de près d’un demi-million de francs pour leurs projets. Nous avons offert les 80 000 roses labellisées Max Havelaar déjà commandées à des EMS et à des hôpitaux, un geste qui a ému un grand nombre de personnes et aussi été largement relayé par les médias. 

Pour compenser ces annulations, nos organisations ont lancé en un temps record l’action « Petite soupe – grand effet » à l’intention des paroisses : dès la mi-mars, on pouvait commander en ligne des sachets de soupe livrés à domicile. Pour maintenir vivant l’esprit de la campagne, une équipe soudée s’est mise en devoir de créer des activités qui sortaient des chemins battus. À ce moment, personne n’aurait pu prédire l’impact de la crise sanitaire sur les dons ni l’importance du recul des recettes. Nous n’avons cependant guère tardé à assister à une vague de solidarité : nos employé·e·s affectés à l’accueil étaient en permanence submergés d’appels des paroisses, mais aussi de particuliers, désireux de savoir comment aider. 

Des paysan·ne·s écrivent au SECO

Depuis des années, le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) négocie des accords de libre-échange avec plusieurs pays et exige notamment un régime de protection très strict des obtentions végétales. Cette demande provoque un tollé chez les petit·e·s paysan·ne·s, qui risquent de perdre la maîtrise de leurs semences : pendant la campagne œcuménique, le SECO a reçu environ 1300 lettres de protestation envoyées par plus de 2300 paysan·ne·s d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, sans compter les nombreuses missives solidaires postées en Suisse. Dans sa réponse officielle, le SECO a reconnu l’inquiétude qui entoure le sujet des semences et s’est déclaré disposé à chercher d’autres solutions avec les pays partenaires.

Jour du dépassement en Suisse

À partir du 8 mai, le « Jour du dépassement », les habitant·e·s de la Suisse ont vécu à crédit ou, pour être plus exact, aux dépens des générations futures. Si toute la population mondiale vivait comme l’helvétique, l’humanité aurait besoin de plus de trois planètes. De nombreux individus, mais aussi des élu·e·s et des entrepreneurs, continuent pourtant à opter pour une alimentation et pour des systèmes de transport, de production et de chauffage à l’écobilan très défavorable. Il ne tient qu’à nous de repenser notre consommation et de mettre un terme au gaspillage. À titre de comparaison, le Jour de dépassement du monde était le 22 août.

Un exemple pour de nombreuses femmes

La propriété de la terre change tout. Ce n’est donc pas un hasard si notre partenaire burkinabé ADIF défend l’accès des femmes à la terre. Des femmes comme Mme Bandini, qui possède aujourd’hui une parcelle d’un demi-hectare inscrite à son nom. Ce succès est l’aboutissement d’une démarche de longue haleine, car, au Burkina Faso, les hommes « prêtent » la terre à leurs femmes, condamnées ainsi à la précarité. Mme Bandini est parvenue à ses fins : elle plante des oignons et a ouvert une échoppe. Elle veut aussi être un exemple pour les jeunes femmes et est fière de ce qu’elle a accompli.

Un oui du peuple, un non des cantons

Le peuple a dit « oui » à 50,7 % à l’initiative pour des multinationales responsables (IMR), rejetée toutefois par une majorité des cantons. Il n’en reste pas moins qu’une grande partie de la population veut que les multinationales suisses répondent de leurs actes aussi à l’étranger. Figurant parmi les promoteurs de l’IMR, Action de Carême était déçue, mais les efforts consentis pour défendre les droits humains et l’environnement durant ces dernières années ont valu la peine : le vaste soutien fourni par des milliers de bénévoles, tant dans les milieux ecclésiaux que dans la société civile, montre que ces causes tiennent à cœur à la population helvétique.

Une forte alliance

En 2019, Action de Carême s’est unie à Aqua Alimenta, SKAT Foundation, Swissaid, VSF-Suisse et Vivamos Mejor pour mettre sur pied l’Alliance for Sustainable Food Systems and Empowered Communities (Alliance Sufosec). Ces organisations ont conçu ensemble un programme de sécurité alimentaire afin d’exploiter les synergies, de partager leurs connaissances et de mieux pérenniser leurs activités dans les pays d’intervention. Ce projet a été approuvé par la DDC. Après une année d’intense préparation et de planification stratégique, l’Alliance a été portée sur les fonts baptismaux le 1er décembre 2020. 

Nouveau record

Au Kenya aussi, la pandémie de Covid-19 a provoqué de grandes souffrances, causé des victimes et détruit des moyens de subsistance. De nombreux hommes qui, faute de travail, ont été contraints de quitter les villes pour retourner à la campagne ont découvert pour la première fois l’immense travail qu’accomplissent leurs femmes, et notamment la corvée du bois, qui leur prend plusieurs heures par jour, ainsi que la préparation des repas dans une demeure enfumée. 

Pour beaucoup de femmes, cela appartient au passé : depuis sept ans, des artisanes spécialement formées construisent des fourneaux économes sur mesure qui consomment moins de bois et dégagent moins de fumée grâce à leur méthode de fabrication. Dans les villages, la présence simultanée, des mois durant, des maris qui voient leurs femmes trimer et d’une fabricante de fourneaux qui y vient régulièrement proposer ce produit constitue une heureuse coïncidence : pas moins de 4975 de ces fourneaux ont été construits en 2020, soit plus de trois fois la moyenne des six dernières années. 

Nombre de projets par ODD*

Il y a déjà cinq ans, en 2015, la communauté internationale adoptait l’Agenda 2030, qui s’articule autour des 17 Objectifs de développement durable (ODD) et de leurs 169 cibles. Cette initiative a pour vocation de favoriser le bien-être des personnes et la préservation de l’environnement.

Lorsqu’il s’agit d’appliquer les ODD, Action de Carême opère une distinction entre le Nord et le Sud. Au Nord, la transformation passe par une modification de nos modèles de consommation, de mobilité et d’action politique, qui nous permet d’exercer une influence sur le climat et les structures commerciales, améliorant ainsi les perspectives des populations bénéficiaires. Au Sud, la transformation a pour but de garantir des conditions de vie dignes aux personnes pauvres, exclues et laissées pour compte. Appliquant l’approche fondée sur les droits humains, nos partenaires travaillent en réseau, renforcent les organisations et communautés locales et aident les personnes à faire valoir leurs droits.

En troisième et dernier lieu, la transformation des structures de gouvernance mondiale vise à empêcher l’impunité des atteintes aux droits humains commises par les multinationales, ce qui peut entraîner la modification de la législation en Suisse et en Europe. Le but est de promouvoir des modèles économiques durables et d’asseoir les échanges internationaux sur des bases éthiques.

* Chaque projet peut contribuer à plusieurs objectifs. Sur 331 projets au total (y compris le Secteur suisse et les activités de sensibilisation), 324 ont répondu à au moins un ODD.

Trois exemples de travail avec les ODD tirés de nos projets


Ce projet se réalise dans la zone sèche de Kajiado au Kenya, peuplée presque exclusivement de Massaïs. Pour cette ethnie, de grands troupeaux sont un capital culturel prisé, symbole de prospérité et de pouvoir. Toutefois, l’allongement des périodes de sécheresse dû au changement climatique, le surpâturage et la croissance démographique font toujours plus obstacle à l’élevage et de nombreuses familles se convertissent à l’agriculture. À l’origine, toutes les terres étaient collectives, mais la volonté de quelques Massaïs de distribuer et vendre les terres suscite des tensions et des conflits inquiétants. Ces dernières années, notre partenaire Dupoto-e-Maa, spécialisé dans la gestion de l’eau et des terres, a créé des comités de paix dans les communautés avec le soutien d’Action de Carême. Les bénéficiaires ont appris à gérer les conflits et à trouver ensemble des solutions. Dupoto-e-Maa redouble actuellement ses efforts dans le domaine de la formation afin de pérenniser cette activité de promotion de la paix. Il associe systématiquement des décideurs, comme des membres des autorités publiques ou des chefs de villages, à ses activités communautaires. 


Jubla Infanta est un projet commun de Jungwacht Blauring Schweiz (Jubla) et d’Action de Carême. Ces deux organisations collaborent à différents niveaux dans le domaine de l’apprentissage mondial et de la sensibilisation aux questions de développement. Le projet d’échange de jeunes « denkweit! Jugendaustausche » organise régulièrement des voyages d’échange entre la Suisse et les Philippines sous l’égide du partenariat qui lie Jungwacht Blauring Switzerland (Jubla) à Chiro Philippines. Jubla organise chaque année durant le carême une collecte pour le projet à Infanta.


« Mon jour préféré, c’est le 24 juin, notre seul et unique jour férié. C’est en effet le jour où nous plantons ensemble des arbres. J’en profite pour rencontrer mes amis, manger, boire et chanter avec eux. Nous avons l’habitude de chanter la chanson suivante : « Les arbres sont une source de vie, que ferons-nous sans les arbres, dès la naissance jusqu’au dernier jour, nous profitons de leur service. » Les arbres nous donnent de l’eau et de la fraîcheur. Quand il n’y avait pas d’arbres, la température était très élevée et la population ne pouvait pas résister. Les oiseaux avaient presque disparu et maintenant, ils sont de retour grâce au reboisement. » C’est avec enthousiasme qu’Anioline Jean parle du projet de reboisement du morne Auguste en Haïti. Cette étudiante et militante écologiste collabore avec le projet du Piod, un partenaire d’Action de Carême depuis 2005, qui a été créé pour reboiser la région, freiner l’érosion et protéger le bassin versant afin que l’eau de la rivière puisse être utilisée pour irriguer. En effet, il ne pleuvait presque plus dans la région à cause du déboisement. Quinze ans plus tard, les paysan·ne·s peuvent de nouveau faire de bonnes récoltes.


Un aperçu de l’existence de Sabine Majil Manrique

Un petit coin d’Éden dans les montagnes colombiennes

Colombie

Passionnée d’agriculture, Sabina Majil Manrique s’épanouit en cultivant fruits et légumes, en collaborant avec ses semblables et en protégeant notre mère la Terre. Elle craint toutefois la violence omniprésente.

Sabina Majil Manrique vit dans le sud-ouest de la Colombie. Cette femme indigène est une agricultrice passionnée qui anime un programme destiné aux aîné·e·s pour le compte de notre partenaire Atucsara à Vereda Río Sucio, dans le département du Cauca. Sa maison et son jardin sont souvent le lieu de rencontre de jeunes et de moins jeunes, car, comme elle le dit, sa porte est toujours ouverte. 

Sabina craint toutefois la violence qui reste omniprésente. En effet, même cinq ans après la signature de l’accord de paix qui aurait dû mettre fin à 50 ans de guerre civile, des groupes armés continuent à menacer la population. Dans ce contexte, l’engagement d’Atucsara lui offre un soutien et lui ouvre des perspectives : formation aux techniques de l’agroécologie, respect de l’environnement et usage rationnel des ressources, mais aussi sensibilisation et défense des droits civils ainsi que promotion de l’égalité entre hommes et femmes.

La préservation de la nature est l’un des piliers de la culture des indigènes. En effet, c’est la Terre qui nous donne la vie, nous nourrit et nous protège. À Vereda Río Sucio, à plus de 1800 mètres d’altitude, l’agrécologie est une réalité palpable, grâce au projet mené par Atucsara. En effet, des vergers et des potagers luxuriants, des bananeraies et des caféières composent un paysage verdoyant. 

La parcelle de Sabina Majil Manrique regorge elle aussi de légumes, mais également de fruits et d’herbes aromatiques. « J’ai eu un jardin depuis mon enfance. L’idée d’acheter des légumes alors que nous vivons à la campagne me gênerait », explique-t-elle avant de préciser : « Une alimentation saine et la préservation des ressources naturelles nous font sentir en harmonie avec notre terre. » Pour cultiver ses plantes, notre agricultrice utilise exclusivement de l’engrais organique. « C’est très important, car ce qu’on vend en ville est d’habitude mélangé avec beaucoup de produits chimiques, ce qui nuit à la santé. » Grâce aux techniques agroécologiques adaptées à l’évolution du climat, la production des potagers de Vereda Río Sucio est souvent supérieure à la consommation, de sorte que les bénéficiaires peuvent d’ordinaire vendre les excédents sur les marchés hebdomadaires et se procurer un revenu d’appoint. Le vœu le plus cher de Sabina est que chaque personne de sa communauté puisse avoir son propre potager. « La surface importe peu, car même une petite parcelle peut devenir un petit coin d’Éden qui produit des fruits et des légumes en grande quantité et variété. » 

« La surface importe peu, car même une petite parcelle peut devenir un petit coin d’Éden qui produit des fruits et des légumes en grande quantité et variété. »
Sabine Majil Manrique

Justice climatique, maintenant !


La fondation Action de Carême poursuit les objectifs suivants :

  • Apporter son soutien au travail de l’Église et aux projets des organisations de coopération au développement dans le monde entier en faveur des personnes défavorisées sur le plan économique et social, principalement en Afrique, en Asie et en Amérique latine (coopération pastorale et coopération au développement)
  • Dégager des ressources afin de soutenir des projets pastoraux de l’Église en Suisse (Secteur Suisse) en collaboration avec la Conférence des évêques et les organisations ecclésiales
  • Prendre part au débat sur la politique de développement et participer à la prise de décisions dans ce domaine
  • Encourager la solidarité de la population suisse avec le reste du monde par un travail œcuménique d’information et de sensibilisation
  • Contribuer, par des idées d’activité et du matériel didactique, à l’animation du carême.

CCP 10-15955-7
IBAN CH31 0900 0000 1001 5955 7

Impressum

Editeur             Action de Carême Suisse (Lucerne)
Rédaction        Colette Kalt
Graphisme       SKISS GmbH, Emmenbrücke
Photos            Banque d’images d’Action de Carême
Réalisation en ligne Reto Steffen